Philosophie critique de l'astrologie



DÉTERMINISNE LIBRE ARBITRE : FAUX DÉBAT






Le discours sur le déterminisme, et le libre arbitre, constitue un argument, traditionnel, de la propagande astrologique, mis au point il y a 400 ans, devenu désormais inopérant. En voici la démonstration, en prenant pour exemple sa nouvelle application, la pseudo psychanalyse. L'exemple du "ça" de Sylvie Tribut.



    par claude thebault


Le débat déterminisme/libre arbitre, particulier à l’astrologie, intéresse les pratiques, à la différence de l’affrontement d’idées des philosophes. Il trouve ses racines au XVIIe siècle. Sans nécessité de discourir sur la théorie du déterminisme astrologique, de Jean Baptiste Morin de Villefranche, désormais suspecte de falsification, au regard de la découverte des conditions de publication post mortem de son Astrologia Gallica.


Un différend de croyances

Les principaux arguments de la discussion sont rapportés par Jacques de Billy, en ces termes, dans Le Tombeau de l’astrologie Judiciaire, qu’il publiait en 1657 :

« les Généthliaques & les sectateurs de Jansénius sont également dangereux, puisqu'ils produisent le même effet, qui est de ruiner le franc-arbitre & d'introduire la nécessité des actions. (...)


« les faiseurs d'horos­copes favorisent tellement la malice des hommes, qu'ils attaquent encore la bonté de Dieu. Ils disent que Saturne inspire les trahisons, Jupiter la superbe, Mars les vengeances, Vénus l'adultère, Mercure les brigandages, & ainsi du reste, & par là ils prétendent d'établir que l'homme n'est point la cause des mauvaises actions, mais les astres. & d'autant que les astres n'agissent point par élection, mais par nécessité de nature,… ».


La position des astrologues ressortait clairement de leurs préoccupations mercantiles, sans trace particulière de philosophie, ou de considérations religieuses :


« seconde conséquence pernicieuse (page 131)

Vous verrez des astrologues modernes qui sont un peu plus rusés que ceux du temps passé : ceux-là disaient franchement que les astres étaient plus forts que la liberté, ceux-ci plient et biaisent adroitement, quand on leur parle du franc arbitre, ils craignent les censures ecclésiastiques, ils appréhendent les foudres des anathèmes & des excommunications, ils ne veulent point passer pour hérétiques découverts, ny estre encoffrés dans les prisons, ou mourir sur un échafaud, ils se contentent de dire que les constellations dominent sur les corps, qu’elles ne donnent que des mouvements & des inclinations, qu’il n’y a point de violence, ny de contrainte, ny de nécessité ; mais quand vous les pressez pour savoir ce qu’ils en croient au fond de l’âme, vous trouvez qu’ils reçoivent effectivement le destin. Et afin que vous n’en doutiez plus, demandez leur si la doctrine, dont ils font profession, est certaine, ou seulement conjecturale : s’ils répondent, qu’il n’y a que des conjectures, ils décrieront leur métier, et personne ne voudra plus donner d’argent, pour avoir leurs prédictions. Que s’ils disent qu’il y a de la certitude, le franc arbitre est ruiné, car si l’effet pronostiqué est certain, & qu’il vienne d’une impression antécédente, il faut qu’il arrive nécessairement d’une nécessité absolue : or l’effet arrive à cause de l’impression du ciel, & cette impression est antécédente, puisqu’elle vient de l’influence des astres, qui dominaient lors de la nativité de quelqu’un, & cet effet est certain & infaillible, comme ils l’assurent, donc il arrive nécessairement d’une nécessité absolue : or ce qui est accompagné d’une nécessité absolue, détruit entièrement le franc arbitre, & partant il faut conclure que le franc arbitre est détruit par la doctrine des judicaires. »


Au XXe, et XXIe siècle, les astrologues professent la sentence latine « astra inclinant non… » selon laquelle les planètes favorisent un « climat » sans inciter au passage à l’acte. Au sens météorologique du mot, celle de l’astrologie licite issue des romains. Un compromis d’idées, en somme, entre déterminisme, et libre arbitre, destiné aux emplois particuliers notamment pour la propagande.


En effet, en cas de situations « médiatiques », les astrologues affirment, tous sans réserve, la prédestination, en persuadant, en supplément le public, qu’il s’agit d’une application particulière du freudisme. L’observation de Jacques de Billy, de 1657, apparaît constante.


« ça » fari planétaire

Le 27 mai 2011,  la devineresse de Rambouillet, Mme Sylvie Tribut publiait sur son site un billet intitulé «Prédestination ou libre arbitre, l’affaire DSK 13.02.02»:


« Et si comme les enquêteurs à la recherche de l’ADN fatal, nous examinions son thème natal à la loupe, pour ensuite nous intéresser aux transits planétaires de ce 14 mai 2011.

Les dominantes planétaires du thème de DSK donnent le ton. Nous sommes en présence d’un Vénusien, doublé d’un Jupitérien, d’un Martien et d’un Plutonien :


Le Vénusien : C’est bien sûr le Soleil en Taureau conjoint à Vénus en domicile dans ce signe donc très puissante. Conjonction où l’esprit de jouissance est d’autant plus développé que le Soleil est le Maître de l’Ascendant Lion de DSK. Quel est le propre du Vénusien ? Celui de jouir au maximum de ce qui se présente à lui…


Le Martien : C’est bien sûr Mars qui culmine au le Milieu du Ciel, son lieu d’exaltation, en domicile dans le Bélier, lui donnant une importance de premier plan. La Lune elle-même est présente dans ce signe. Le Bélier n’est pas un signe tendre, au contraire ce signe est synonyme d’agressivité quand ce n’est pas d’une certaine violence. Mars en Bélier agit sur un mode primaire, il pousse à l’action violente, démesurée que parfois rien ne retient. Ce Mars natal est en aspect avec Uranus, bien que non conflictuelle la rencontre de ces deux astres n’a rien de tendre non plus, elle fait souvent dire, ou penser, à la personne : « Mais moi je fais ce que je veux quand je veux »…


La Lune dans le thème natal régit le monde émotionnel. Elle incarne ce qu’on appelle « la persona », le masque qu’on se crée pour cacher sa sensibilité et faire face au reste du monde considéré comme ennemi. Dans le Bélier, la Lune est un élément de complexe de virilité. L’astre et le signe se renforcent dans leurs côtés communs : instinctifs, primaires, impulsifs, instables, irréalistes… Avec la Lune en Bélier, l’imagination s’enflamme. Cette Lune est souvent synonyme de changements brusques de situation, elle rend assez instable en général. Nicolas Sarkozy a également la Lune en Bélier quelques degrés après celle de DSK… Que lui vaudra le transit d’Uranus sur sa propre Lune natale… Affaire à suivre…


Premiers éléments à retenir dans ce texte touffu :


-Mme Sylvie Tribut présentait DSK en le grimant des stéréotypes des signes. Dans lesquels, elle relevait des localisations planétaires, dont voici le rappel succinct pour mémoire: Soleil Vénus taureau, Mars Lune bélier.


-Accompagné d’un portrait sommaire de l’homme politique résumé sur 5 critères : jouisseur, primaire, violent, instable, irréaliste.


Inutile de discuter de son appréciation. Cherchons, plutôt, le moyen convaincant de faire table rase de ses propos. En procédant, notamment, à la vérification de ses données. Les positions orbitales du Soleil, de Vénus, Mars et de la Lune le 25 avril 1949, selon les données nasa, et les tables de Jean Meuus étaient les suivantes :

-Vénus longitude 39, Mme Tribut la place à 37. Un écart de 2 longitudes

- Mars longitude 20, Mme Tribut localise cette planète à 26. Un écart de 6 longitudes.

- La Lune tenait compagnie à la Terre, laquelle était à longitude 214. Mme Tribut localisait la Lune longitude 3. Un écart considérable de 211 longitudes.

Le Soleil central, dans le système solaire, ne pouvait être localisé à la longitude 34 où Mme Tribut le situait.


Elle évoquait une conjonction Soleil Vénus, laquelle se forma le 16 avril à 23h, de type supérieur. C'est-à-dire que l’alignement formé était de 180°, sur un axe terre/soleil/vénus. Etant donné la vitesse de vénus de 35km/s à cette date. Le calcul détermine la distance parcourue, en sachant que 24 heures correspondent à 86 400 secondes x 9x35 = 27 216 000 km. A raison de cet écart, de 27 millions de km, il n’existe plus de conjonction 9 jours après l’événement du 16 avril, le 25 lors de la naissance de Dominique Strauss Khan. Mme Tribut se trompait de beaucoup.Énormément. Les 4 planètes principales, à partir desquelles Mme Tribut emploie des clichés, et des lieux communs d’astrologue, sont TOUTES à des positions erronées.


 Au titre de l’appréciation de personnalité, Mme Tribut, prenait argument d’une synodique Soleil Jupiter (selon elle) pour affirmer un jugement catégorique : «Le conflit entre le Soleil et Jupiter ne fait qu’amplifier les débordements vénusiens. Il constitue un facteur d’illégalité ou d’amoralité. (…) Les excès et débordements en tout genre ne sont pas à mettre en doute ».


Appeler conflit, un rapport Soleil Jupiter, relève d’une démarche suspecte, car le motif de débauche fait défaut dans le diagnostic posé.  Le 25 avril 1949, en effet, jupiter était longitude 289, et l’angle formé avec le Soleil était de 257° selon les calculs de Jean Meuus. Pas d’angularité au sens des astrologues de type 90,180,270. 13 longitudes manquaient pour obtenir 270 au sens de pi/rad.


Les éléments, ci-dessus cités, sur lesquels Mme Tribut basait son appréciation initiale, sont faux pour certains, et erronés pour d’autres. La cause d’excès, localisée par Mme Tribut, étant inexacte et incorrecte, les débordements présupposés, sont à comptabiliser au crédit de son imagination fertile, comme de sa mauvaise foi.


Cette démonstration d’irrégularités, et de déloyauté, étant faite, il convient désormais de s’intéresser à l’affirmation selon laquelle le «ça» était la cause des désagréments éprouvés par Monsieur Strauss Khan, pour une application astropsychologique, ou psy, choisissez, du déterminisme, selon Mme Tribut.


 « ça » crifice


Le vocabulaire de l’astrologie comporte des prédispositions, par consonance, à l’usage de la psychanalyse. On trouve notamment, un signe, le «ça» gittaire, une expression le «ça» turnien, ainsi que la planète du ça : «ça» turne.


Dans ces conditions, plus d’étonnement de lire la série d’affirmations de Mme Tribut faisant l’application de la théorie du « ça » du docteur Sigmund. Pour mémoire, le « ça » désigne les « dispositions innées », assimilables aux aptitudes du nourrisson venant de naître. Une notion vague et floue du « câblage » de naissance. Ou si vous préférez une image, la configuration de base des « dispositions personnelles », selon les astrologues.


1) Psychanalyse du « ça » de DSK par une devineuse                                                           vous pouvez sauter cette partie, passez sans crainte au 2, et revenez ensuite


Mme Tribut écrivait :

« Une autre analyse du thème est toute aussi intéressante. Certains astrologues dans le passé ont codifié l’astrologie au regard de la psychanalyse, classant planètes, signes, Maisons et aspects dans les trois grandes instances psychiques fondamentales que Freud nomma : le Ca, le Moi et le Sur Moi. Je vous renvoie aux définitions de ces trois instances et vous livre qui sont :

-   Les planètes du « ça » : la Lune et Neptune, Mars et Pluton, et secondairement Jupiter et Vénus.

-   Les signes du « ça » seront donc : le Bélier, le Taureau, le Cancer, la Balance, le Scorpion, le Sagittaire et les Poissons. Soit sept signes d’instinct sur douze, d’où l’importance des instincts dans l’être humain.

-   Les Maisons du « ça » : les Maisons IV, VIII et XII en priorité, mais également les Maisons II, VII et IX.

-   L’aspect du « ça » : c’est bien sûr le carré.

Dans le thème de DSK on comptabilise :

-    Six planètes dans des signes de « ça » dont cinq planètes de « ça », c’est-à-dire : la Lune et Mars en Bélier, Soleil et Vénus en Taureau, et Neptune en Balance.

-       Les Maisons du « ça » sont également représentées mais pas forcément habitées par des planètes du « ça ». Il s’agit de :

o    la Maison II avec Saturne qui représente le Sur Moi,

o    la Maison IV avec Neptune, planète du « ça »,

o    La Maison VII avec Jupiter, planète du « ça »,

o    La Maison IX avec la Lune, planète du « ça »,

o    La Maison XII avec Uranus, l’inclassable.

-    Le carré, aspect de « ça », est fortement représenté car on en compte pas moins de quatre : Soleil carré Jupiter, Vénus carré Jupiter, Vénus carré Pluton, Mercure carré Pluton.

L’analyse de ce thème étant faite, on peut se pencher sur ce qui se passait dans le ciel ce 14 mai 2011 venant déstabiliser la vie même de cet homme et sidérer le monde entier. Pas moins de sept aspects viennent percuter ce thème natal, dont deux absolument exacts :

-    Uranus en conjonction exacte de la Lune natale, Maître de XII en Maison IX. C’est le premier passage d’Uranus sur cette Lune natale. Le décor est planté. En effet, Uranus est Maître de la Maison VIII, la sexualité, et rencontre le Maître de la Maison XII, la Lune… L’épreuve est à caractère sexuel, ou liée à une affaire sexuelle. Nous sommes totalement dans ce que son thème natal suggérait. Se souvenir que les transits sont d’autant plus efficients qu’ils reproduisent ce que contenait notre thème de naissance. Noter aussi que la Lune ce jour-là se trouve dans la Balance, dans sa Maison IV qui imprime souvent la fin des choses, ayant dépassé de peu la conjonction à Neptune, Maître de IX, le monde de la justice et de l’étranger aussi, et que dans le thème natal de DSK la Lune s’oppose à Neptune.

-    Pluton est trigone à Vénus natale, Pluton régit la Maison V du thème et Vénus est Maître des Maison IV et XI. Toutefois si satisfaction sexuelle il y a eu, elle a dû être de courte durée car dans le thème natal les deux astres sont en conflit l’un avec l’autre comme on l’a déjà vu… A noter également que son objet de convoitise est une jeune femme noire, de confession musulmane que Pluton pourrait bien incarner, Pluton en effet étant lié au monde oriental et islamique, représente également la couleur noire. Intéressant également de constater que Pluton transite la Maison VI, le monde des travailleurs, des serviteurs, du petit personnel. Or la jeune Guinéenne est une simple femme de chambre ne sachant ni lire ni écrire. 

-    Jupiter vient en conjonction de Mars natal, Maître du Milieu du Ciel (1° appliquant). On peut voir dans cet aspect dit bénéfique la possibilité pour DSK d’échapper à la prison, même si l’enfermement est obligatoire dans un appartement plus que cossu, là encore influence opulente de Jupiter. Attendons maintenant le passage de Jupiter en Taureau au carré de Jupiter natal, en juin 2011. Ce Jupiter céleste reproduira pendant près d’un an les configurations difficiles du thème natal. Bien que l’astrologie populaire fasse de Jupiter « le grand bénéfique », il ne faut pas perdre de vue que « Jupiter rend fou celui qu’il veut perdre ».

-    Mars est au carré de Jupiter, Maître de VI en VII (1° séparant). Ces deux astres sont dans un carré dissocié dans le thème natal puisque Mars est à 26° Bélier et Jupiter à 1° Verseau. Ce transit pourrait indiquer les conséquences de ce qui est en train de se dérouler et le procès qui va s’en suivre. Jupiter étant en rapport avec la loi, la justice et dans la Maison VII natale qui symbolise aussi les procès. 

-    Mars en conjonction du Soleil, Maître d’Ascendant et de II du thème natal (2° appliquant). Le côté agressif de Mars vient comme submerger le Maître d’Ascendant, l’enflammant certainement et peut-être l’invitant à user de la force. Ce comportement ayant une incidence sur la carrière et le destin même de DSK puisque Mars gouverne le Milieu du Ciel.

-    Mercure est sextil à Uranus, Maître de VII et VIII du thème natal (1° séparant). Or ces deux astres ont un rapport dans le thème natal puisqu’Uranus occupe l’un des signes de Mercure, les Gémeaux. Mercure étant quant à lui Maître de la Maison XII, ce qui diminue forcément l’influence de l’aspect positif du sextil, ne laissant place qu’au caractère maléfique de la Maison XII et son idée d’épreuve, d’enfermement et de réclusion. 

-     Neptune s’oppose à Saturne (1° séparant, cependant Neptune va revenir en Verseau s’opposant à Saturne d’août 2011 jusqu’en février 2012). Neptune gouverne la Maison IX du thème natal, ce qui évoque les problèmes de justice qui ne pourront se régler qu’avec le temps. Cette opposition de Neptune n’est pas sans suggérer un risque d’enlisement, à moins qu’elle ne corresponde à un problème de santé, Saturne est en effet le second Maître de la Maison VI.

Bien sûr, c’est Uranus qui a été le facteur déclenchant, ne mettant en évidence ce qui existait à l’état latent ou caché. Uranus, c’est l’anti-omerta… Car cet événement nous fait comprendre combien, si nous ne sommes pas manipulés, nous sommes ignorants des us et coutumes de ceux que nous portons au pouvoir. Tout compte fait le respect de la vie privée a des limites quand on demande le suffrage de ses concitoyens. Des médias y gagneraient en crédibilité en reprenant l’investigation au lieu de se contenter de commenter. Nous nous sentirions un peu moins infantilisés. La grande gagnante serait incontestablement la Démocratie.



Résumons cet exposé, indigeste, en peu de mots. Le «ça» a ses planètes, ses aspects astrologiques, et ses secteurs. Mme Tribut considère que le «ça» de DSK se rapporte à ses satisfactions génitales d’ordre sexuel. Pluton influencerait les goûts de DSK pour les partenaires de couleur. Au nombre des planètes influentes en «ça» la Lune. Or celle-ci est localisée avec une considérable erreur par Mme Tribut. Appelons cela le grain de «ça» ble. Il en va de même pour le Soleil.


2) « ça » botage

Les signes du « ça » seraient caractéristiques selon Mme Tribut. Dès lors que la Lune est localisée à l’opposé de sa position plus rien ne va. De même pour le Soleil. Au terme de son analyse, Mme Tribut concluait, le 27 mai 2011, que par application du «ça», DSK était :

. un agresseur sexuel, par absence de représentativité de l’Eau,

. que son «ça» turne en lion le rendait coupable

. Tout compte fait le respect de la vie privée a des limites quand on demande le suffrage de ses concitoyens. Mme Tribut réclamait un droit de regard sur l’intimité des politiciens. Appelons cela voyeurisme malsain. En effet, Mme Tribut n’apporte pas la preuve qu’elle serait une «maîtresse étalon» pour juger, sainement, des comportements d’autrui.


Relativement à l’affaire Diallo, de New York, elle pronostiquait : «les rétrogradations d’Uranus et de Jupiter sur des points sensibles du thème de DSK suggèrent que tant que ceux-ci seront activés l’affaire ne pourra se classer, au mieux au printemps 2012. »


Or les rétrogradations n’existent pas, et la carte de DSK ne comporte pas de points sensibles, pour la raison que le ciel ne conserve d’empreinte de naissance dans ses nuages. Sitôt né, sitôt effacé. Contrairement au pronostic de renvoi au printemps 2012, au mieux, Mme Tribut envisageait le pire, sans le dater. La phase pénale de l’affaire Diallo se terminait le 22 août 2011. 90 jours après, par une procédure de retrait des poursuites, du Procureur Cyrus Vance, et la libération de DSK.


L’accusation péremptoire, de culpabilité, indigeste, par le «ça», de DSK selon Mme Tribut, se trouvait désavouée par le travail des inspecteurs américains disposant des indices, des témoignages, et des dépositions. Alors que Mme Tribut tiraient des plans sur la comète, à partir de son appartement de Rambouillet, en ignorant tout. Elle attendait le «ça» cre, de son analyse, ce fut  le «ça» cage.


Le déterminisme, prédestiné, du «ça» d’un, présumé, pervers sexuel était mis en échec par une enquête de police. Contrairement, aux hypothèses partisanes, et de parti pris, de Mme Tribut, la culpabilité ne se lit pas dans le «ça», ni non plus dans la configuration d’une Roue de Pythagore afin d’alimenter les préjugés.


L’affaire DSK considérait les faits. Les appréciations stéréotypées soleil jupiter, ou vénus, débordantes de pulsions sexuelles, par symbolisme appliqué, n’apportaient aucune réponse adaptée. Culpabilité, ou innocence résultaient des investigations, non des divagations des astrologues. Mme Tribut enverrait des non coupable à la chaise électrique, sans états d’âme en accusant sans preuves matérielles. Avec son astrologie de l’imaginaire. Et elle voulait censurer les moeurs du personnel politique.


La propagande des astrologues déplace les frontières, en employant des séries d’affirmations irréalistes. Les catalogages astrologiques sont faux, puisque les références planétaires appliquées, par Mme Tribut, désignaient un présumé débauché dépravé, en qualité d’agresseur d’une pieuse musulmane méritante, avec des localisations, sur une dimension (longitude) anisotropes, inexactes, et incorrectes. Une caricature. Dont l’issue se transforma en une affaire de menteuse.


Le débat n’est pas, le ciel catégorise untel dans la classification des vicieux malfaisants, condamnez-le car il a le mauvais signe. Celui de la prédestination par les astres. Le débat se résume à ce que la loi autorise, et à ce qu’elle prohibe. Libre arbitre et déterminisme, cet échange appartient au dialogue de la croyance, lorsque l’église catholique affirmait que son sauveur donnait aux créatures de dieu les moyens de gagner le paradis. Alors qu’à l’opposé les astrologues assuraient de la croyance dans le destin. Celui selon lequel les planètes typent les comportements, sans le prouver, sur le fondement de la survivance des cultes païens de la mythologie. Affrontement nouvelle croyance contre anciennes.


Le quotidien n’est plus celui de l’époque où les individus étaient contraints, d’une part d’obéir aux législations du royaume, et d’autre part de croire, par obligation, au dogme de la catholicité. Depuis la Révolution la vie en société est régie par les domaines de ce que loi autorise, ou prohibe. Avec pour conséquence d’obtenir réparation lorsque l’on se plaint d’un dommage.


Mme Diallo se plaignait de comportements sexuels, lui ayant causé un préjudice, pour lesquels elle demandait aux policiers américains d’enquêter. La procédure conduite à son terme montra, ainsi qu’il est écrit dans le rapport du 22 août 2011 de Cyrus Vance l’absence de preuves de ces dires, y compris sur le plan physique. Le parquet américain, en fonction des accusations portées par Mme Diallo, se trouva dans l’impossibilité de les exposer à un jury de jugement. Motif officiel de retrait de la procédure :

by the nature and number of the complainant’s falsehoods leave us unable to credit her version of events beyond a reasonable doubt[1]…” par la nature et le nombre des mensonges de la plaignante nous sommes incapable de créditer sa version des événements avec un doute raisonnable…”

finally, we have conducted a thorought investigation in an effort to uncover any evidence that might speak…”finalement nous avons procédé à une investigation complète et prudente pour ne découvrir aucune évidence susceptible de parler… »


Réalité

Cité, successivement, à comparaitre dans 3 affaires de moeurs, correspondant aux commentaires malveillants de Mme Tribut, DSK fut blanchi des accusations portées contre lui. L'horoscope, de DSK, établi par Mme Tribut, lui cause un préjudice réel, et sérieux, car établit, ainsi qu'il a été expliqué, sur des données de localisation inexactes, erronées, ainsi qu'imaginaires. Il en résulte une altération de la vérité, susceptible de dénaturer la personnalité de DSK dans l'opinion publique, dont il peut demander réparation à l'astrologue en la faisant condamner pour ses insanités à son égard. Cet homme pratique le sexe de groupe, sans contrevenir, pour cet objet de ses affects, à la loi. Et quand bien même, il enfreindrait, les victimes disposent des procédures pour obtenir réparation, si elles en subissaient un dommage.


L'horoscope de Mme Tribut est constitué d'un tissu d'affabulations, lesquelles s'apparentent à un montage, au sens employé dans la photographie, notamment lorsque l'on utilise un logiciel comme Photoshop, afin d'inclure plusieurs clichés entre eux pour un rendu particulier. Ou encore lorsqu'on fait des retouches afin de gommer des éléments disgracieux. L'analyse astrologique du "ça" constitue un exercice malveillant d'enlaidissement caractérisé, réalisé avec des filtres de stéréotypes faux élaborés sur un catalogage imaginaire. En effet, les prétendus signes du zodiaque sont inconsistants puisque la Terre révolutionne autour du Soleil, et non l'inverse. Dés lors que le Soleil est central, l'enchainement des jours correspond aux révolutions de la Terre, sur elle même en 24 heures, exposant alternativement une face à la nuit spatiale, et une face à la lumière solaire, sur son orbite de 930 millions de km, parcouru en 365,25 jours.


Madame Tribut se livra avec son système du "ça" à un exercice de montage, de type photoshop, en mettant dans l'image de la personnalité de DSK, sans son consentement, comme une paparazzi, des éléments fabriqués pour la circonstance de son propos. Elle porta, son montage, à la connaissance du public en le postant sur internet, où nous l'avons trouvé en mai,juin et juillet 2011. Il y a donc fait de publication au sens de la loi. En a-t-elle tiré profit? Vraisemblablement dans la mesure où des internautes, bluffés, par le battage médiatique de l'affaire Diallo, puis Banon, puis ensuite du Carlton de Lille commandèrent des analyses similaires (au sens de montage sur positions erronnées) de leurs "ça".


Le montage de type photographique de Mme Tribut fut réalisé avec des mots, sans qu'il apparaisse à l'évidence qu'il s'agit d'un montage. Cette manipulation, ce trucage, comporte des enchainements de stéréotypes insérés dans un contexte, modifiant l'impression que le public ressent lorsque l'on cite le nom de Dominique Strauss Khan.


Cet ensemble de faits caractérise une atteinte à la représentation de la personne au sens de l'actuel article 226-8 du code pénal. A la différence qu'il emploie des stéréotypes, au lieu des images et des paroles.


Il serait opportun, un jour, que des poursuites soient engagées, sur initiative du Procureur de la République, contre des publications similaires, afin de sanctionner les auteur(es) de ces salissures délibérées. Car l'emploi des montages, sur des fausses bases, ne sauraient alors justifier comme argument de défense la liberté d'expression.


ct 08/15


Lecture conseillée Le Procureur Vance


ct 08/15


A la différence de Mme Tribut, laquelle entretient ses lecteurs dans la fausse idée de l'emploi de données fiables, nous informons nos lecteur de la source de nos localisations en application de l'article L.111-1 conso :

"Avant que le consommateur ne soit lié par un contrat de vente de biens ou de fourniture de services, le professionnel communique au consommateur, de manière lisible et compréhensible, les informations suivantes :

1° Les caractéristiques essentielles du bien ou du service..."   

 

Reproduction de ce texte interdite, extrait de livre.


[1] Rapport de Cyrus Vance au Procureur de New York 22/08/2011














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"diffusion en matière juridique de renseignements et informations à caractère documentaire

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